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Gilets jaunes : lundi 21 janvier 2019


Gilets jaunes : lundi 21 janvier 2019

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21 janvier 2019


21 janvier 2019. – Cette journée des « Gilets jaunes » du lundi 21 janvier 2019 est la 66ème journée qui fait suite à la journée du 20 janvier, et tout au début, celle du samedi 17 novembre 2018.

À Coudes, le radar de l'A75, situé dans les virages de Coudes, a été peint en noir il y a quelques jours et recouvert d'un gilet jaune ce matin.

À Éragny-sur-Epte, la cabane des Gilets jaunes situé en bordure de la D 915 à la sortie de Gisors, a été incendié. Mais la trentaine de Gilets jaunes a aussitôt entrepris la construction d’un nouvel abri, sur le même modèle que le précédent et ils y resteront, 7/7 et H24.

Vers 7h25, dans Good Morning Business, sur BFM Business, Jean-Marc Daniel a affirmé qu'il y a des similitude entre le Gilet jaune et le Sans-culotte de 1793 : ils appartiennent à la petite bourgeoisie, ils habitent au 4e et 5 e étage de Paris (ils ne sont pas aux 6e et 7e où sont les bonnes et dans les domestiques). Ils savent lire, et tous les deux détestent le riche et l'aristocratie. La différence est que le sans-culotte est parisien et est beaucoup plus violent (cf. le massacre de septembre 1792).

Vers 9h20, à Ajaccio, les CRS ont expulsé la vingtaine de gilets jaunes qui bloquait l’accès au dépôt pétrolier du Vazzio depuis 6h du matin.

Vers 10h00, sur Europe1, le journaliste Jean-Michel Aphatie a affirmé que « tout et n'importe quoi a été revendiqué » par les Gilets jaunes : le RIC, le référendum d'initiative citoyenne, pour démettre des élus par référendum. Les 'gilets jaunes' " racontent un peu n'importe quoi, ça marque leur identité et donc ça leur fait perdre de la crédibilité ".

Au matin, à Bellac, les Gilets jaunes et des syndicalistes ont occupé l'entrée du centre de tri postal de Bellac pour dénoncer une « discrimination syndicale ».

À Quimperlé, en soutien au jeune Quimperlois de 27 ans, éborgné samedi dernier à Rennes ainsi qu'aux autres victimes, 300 gilets jaunes ont marché du rond-point de Chicago jusqu’à celui de Kervidanou, puis ils sont repartis vers le rond-point de Chicago, où ils sont désormais basés.

À Abbeville, les « Gilets jaunes résistants » ont construit un nouveau campement sur un terrain privé chemin des Postes, face au stade Paul-Delique.

À Béziers, parmi les 43 interpellés pour les destructions du péage de Bessan, 14 personnes ont été placées sous contrôle judiciaire et neuf personnes ont été placées en détention. Elles vont faire appel demain mardi de cette décision.

À Béziers, suite à la réquisition de la représentante du parquet envers deux Gilets jaunes qui nient avoir envoyés des bombes artisanales remplies d'essence et en direction des policiers, des vigiles et de la base Intermarché, à savoir :

  • deux ans de prison dont un avec sursis pour celui qui circulait avec de fausses plaques d'immatriculation;
  • quatre ans dont un avec sursis pour le second et sous mandat de dépôt pour des dégradations et des actions violentes contre les vigiles et les policiers à la base logistique Intermarché ;


  • le tribunal a assoupli la peine :

  • 18 mois de détention dont six avec sursis pour le premier.
  • 3 ans de prison dont un avec sursis pour le second ;


  • Les deux Gilets jaunes ont été placés en détention sous mandat de dépôt.

    Dès 21 h, à Besson, un appel à la solidarité a été lancé sur les réseaux sociaux pour aider les deux familles Biterroises dont une a quatre enfants à charge et est aujourd’hui en grande difficulté. Une jeune adolescente se retrouve seule, l’année du bac, à devoir gérer de nombreuses difficultés. « Il faut que nous puissions nous regarder en face quand ils sortiront de la prison ». Les deux Gilets jaunes devraient faire appel de leur jugement et demander des mises en liberté rapidement.

    À Bourges, quatre Gilets jaunes ont été condamnés avec mandat de dépôt :

  • douze mois de prison, dont six avec sursis;
  • dix mois ferme pour détention dans sa Renault 21 de plusieurs bouteilles remplies d’acide chlorhydrique (18 mois ferme étaient requis);
  • dix mois ferme pour avoir enflammer du mobilier et balancé des bouteilles en verre sur les forces de l’ordre (12 mois ferme étaient requis);
  • quatre mois ferme pour avoir balancer des cailloux sur les forces de l’ordre.


  • À Montpellier, un père de famille a été condamné en comparution immédiate à trois mois de prison avec sursis pour possession de pierres et « attroupement en vue de commettre des exactions » samedi dernier. Une trentaine de Gilets jaunes ont manifesté devant le TGI, afin de soutenir les personnes arrêtées et présentées en comparution immédiate.

    À Périgueux, au tribunal correctionnel, l'Avocat Général a requis 8 mois de prison ferme contre un Gilets jaunes, 5 mois pour un autre, et des travaux d'intérêt général pour trois autres prévenus. Le tribunal a été plus clément : 5 mois de prison avec sursis pour les deux prévenus, et 1500 €uros d'amende à 105 heures de Travaux d'Intérêt Général pour un père et son fils. Les 5 Gilets jaunes avaient bloqué la station de car Péribus le 15 décembre.

    À Toulouse, cinq Gilets jaunes ont été condamnés pour des fait samedi 19 janvier :

    *un premier, trentaine d'années, à 6 mois de prison ferme pour possession de cocktails molotov.

    *un second,40 ans, à 2 mois de prison ferme pour possession de cailloux.

    *un troisième, 24 ans, à deux mois de prison ferme pour possession d'un caillou dans la poche. Il part sous escorte policière en insultant le tribunal.

    *un quatrième, 25 ans à 9 mois ferme pour avoir jeté des objets sur la police et possession de cocktails Molotov, matraque télescopique et taser (le procureur avait requit deux ans de prison dont 1 an ferme);

    *le cinquième, celui qui a tenté de détruire la caméra d'un hélicoptère de la gendarmerie avec un laser a été condamné lundi à 30 mois d'emprisonnement, dont 18 avec sursis.

    À Rouen, 5 Gilets jaunes ont été condamnés :

  • Deux ont été condamné à trois mois de prison pour des violences samedi à Rouen sur deux membres des forces de l’ordre, dont un commissaire de police.
  • Un troisième a été condamné à 15 mois d’emprisonnement dont 7 avec sursis pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique samedi.
  • Une quatrième a été condamnée à 4 mois d’emprisonnement avec sursis pour des faits de violence et outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique dans le secteur de Rives-en-Seine le 15 décembre.
  • Une cinquième a écopé d’une amende, ainsi que de jours amendes pour participation à un groupement pour commettre des violences et des dégradations, ainsi que pour dissimulation du visage dans un espace public à Tourville-la-Rivière le 15 décembre.


  • Au Mans, le tribunal a condamné quatre Gilets jaunes :

  • un premier à un mois de prison avec sursis ;
  • un second à trois mois de prison ferme pour le frère du premier pour avoir lancé une pierre vers les forces de l’ordre;
  • un troisième à 4 mois de prison ferme;
  • un quatrième à six mois de prison avec sursis.


  • Cet après-midi, à Angers, deux Gilets jaunes de 19 et 21 ans ont été condamnés à quatre mois de prison avec sursis pour avoir jeté des pierres et des résidus de cartouches lacrymogènes contre des policiers.

    À Bordeaux, le tribunal a condamné deux garçons de 19 ans. Ce lundi, six personnes ont été jugées en comparution immédiate.

    À Metz, le père de famille de 27 ans qui a donné un coup de poing dans le casque d'un gendarme, a écopé de six mois de prison dont trois mois avec sursis.

    À Villefranche-de-Rouergue (Aveyron), le cabanon des Gilets jaunes détruit hier au rond point Mas de Souyri, a été reconstruit;

    À Caorches-Saint-Nicolas (Eure), les Gilets jaunes dont fait parti l’abbé Francis Michel, ont aménagé un abri, sur un parking à quelques mètres du rond-point de l’intersection des RD438 et 131 « avec l’autorisation du maire. Ils mettent à disposition du public des cahiers de doléances.

    À Bohain-en-Vermandois, les Gilets jaunes installés place Pezin sont sans abri : d’un commun accord entre eux et la municipalité, le cabanon, propriété de la mairie a été retiré.

    En Ille-et-Vilaine, le journal Le Pays Malouin a recensé les revendications dans les cahiers de doléances de Saint-Malo et Saint-Jouan, avec notamment : " De la solidarité oui, mais ciblée. « Il faut choisir notre immigration ». Il faut « renvoyer dans leurs familles les mineurs étrangers isolés » ".

    Dans Le Figaro, la démographe-chercheuse Michèle Tribalat a affirmé : « Débattre de l'immigration c'est bien, se donner les moyens d'agir c'est mieux ! ».

    Dans la soirée de lundi, le collectif « La France en colère !!! » du Gilets jaunes Eric Drouet, a publié une lettre ouverte sur les réseaux sociaux et adressée au président de la République Emmanuel Macron lui demandant « une rencontre le plus rapidement possible » sous peine que « le peuple reprendra le pouvoir, le sien ».

    À Melun, le Gilet jaune, Eric Drouet, a partagé la « grève générale illimitée » de la CGT prévu le 5 février 2019 dans toute la France en commentant « Grève générale le 5 février !!!! ».

    Dans la soirée, un groupe d'administrateurs de pages locales de "Gilets jaunes" ont formé un collectif, « Le vrai débat » avec Lydie Coulon, David Prost, Gabriel Ray et Gregory Signoret. Ils ont indiqué via une vidéo live avoir que leur plateforme de recueil des "revendications" similaire à celle du gouvernement, www.granddebat.fr et baptisée "le-vrai-debat.fr", est opérationnel. C'est Cap Collectif qui offre gratuitement son service et qui est le même prestataire (payant) déjà missionné par le gouvernement pour granddebat.fr, qui a été choisi.

    Vers 20h, à Lux (Saône-et-Loire), les Gilets Jaunes ont tenu leur 2e assemblée générale à la salle des fêtes, mise gracieusement à la disponibilité par la mairie de Lux. La presse n'a pas été admise.

    D’après le syndicaliste Unité SGP-FO, Yves Lefebvre, samedi dernier, les 3/4 des 80 000 agents déployés n'étaient pas formés à l’utilisation du LBD, contrairement à la BAC, aux CRS ou aux gendarmes mobiles. Mais « sans le LBD, on aurait des morts et on serait complètement en insurrection ». Pour Yves Lefebvre, sans cette arme intermédiaire, les agents devraient utiliser leurs poings ou bien leurs armes à feu.

    La LDH (Ligue des droits de l'Homme) a publié sur YouTube une vidéo dénonçant toutes les violences, mais celles de l'État sont « insupportables » : 1 700 manifestants blessés dont 94 graves, 68 par LBD, 13 personnes éborgnés et 78 dossiers à l'IGPN.

    Le porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), Dr Christophe Prudhomme, a qualifié de « catastrophique » le nombre de blessés lors des manifestations des Gilets jaunes. Il appelle les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités. Le ministère de l’Intérieur rappelle que face à une violence inégalée, les forces de l’ordre ont besoin d’outils comme le LBD.

    La chaîne C8 a annoncé que la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, allait coanimer avec Cyril Hanouna le 25 janvier à 22h30 une émission intitulée « La parole aux français ».

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